Détermination du titre or de revêtements

Parmi les divers contrôles quantitatifs effectués au Laboratoire Dubois, le contrôle du titre or des revêtements présente quelques spécificités intéressantes. Ce domaine est régi d'une part par des aspects réglementaires, propres à chaque pays. D'autre part, il s'applique à deux segments spécifiques du marché du luxe, soit l'habillement horloger et la bijouterie. Les substrats sont habituellement soit du laiton, soit de l'acier inoxydable.

Pour être considéré comme un objet plaqué or au sens de la loi suisse, un revêtement or doit présenter un dépôt d'au moins 5 microns d'épaisseur. En France l'épaisseur minimale est de 5 microns pour les montres et 3 microns pour les bijoux.

La norme ISO 3160-2 décrit les méthodes de détermination du titre or. Rappelons que pour les alliages d'or, la teneur en or se définit en millièmes ou, selon l'ancienne désignation encore courante en horlogerie, en carats. Un carat représente 1/24 de la masse totale, voir tableau ci-dessous.

Ancienne désignation (carats) et titres légaux minimums en Suisse (en millièmes)

La méthode dite de référence pour la détermination du titre or des revêtements est la coupellation. Elle requiert préalablement la dissolution chimique du substrat, usuellement en laiton ou en acier inoxydable. Selon les conditions de dissolution, le risque de dissoudre également certains éléments de l'alliage d'or du revêtement est important. Dans ce cas, le résidu solide ou « coquille » est dit « affiné » et son titre or sera supérieur à la réalité. De plus, cette technique n'est pas utilisable sur toute la gamme de titres or mais est limitée pour des revêtements de titre supérieur à 585/1000.

Le Laboratoire Dubois a développé une procédure de détermination de titre or de revêtements sur substrat en acier inoxydable qui lui est propre. Elle aborde la problématique à l'envers, en procédant à la dissolution du revêtement or, puis au dosage de la teneur or par absorption atomique par exemple. En assurant la sélectivité de la dissolution du revêtement, sans dissoudre les éléments constitutifs du substrat, cette technique évite le risque d'erreur mise en évidence dans la méthode usuelle. On notera de plus que la procédure développée permet la détermination du titre sur toute la gamme de composition.

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  • Accréditation N° 0104